Un séjour en Camargue à la découverte d’Arles

Arles ou la petite Rome des Gaules… Les passionnés d’histoire y trouvent leur compte tant cette ville recèle de monuments inscrits au Patrimoine Mondial de l’UNESCO ! D’emblée, on peut citer l’amphithéâtre, les thermes, la nécropole d’Alyscamps, le portail de l’église Saint-Trophime, la tour de l’Horloge, l’hôtel de ville, le quartier de Trinquetaille, la statue de l’écrivain Frédéric Mistral, la place du Forum… : un vrai musée à ciel ouvert !

Arles – crédit photo : http://bit.ly/PimLJE

Mais Arles, ce n’est pas non plus que ça. Passer quelques vacances à Arles est synonyme de soirées animées, de rencontres festives, de balades et autres flâneries, par un passage obligé sur un marché à la rencontre des producteurs locaux, en bavardant dans le quartier de la Roquette, avant de boire un verre à la terrasse d’un café de la place du Forum.

Vincent Van Gogh – terrasses du café, place du Forum à Arles – crédit photo : http://bit.ly/QfNYi7

Côté culture et folklore, nous vous conseillons les Rencontres d’Arles Photographie, les ferias, les courses camarguaises, le musée de l’Arles antique, le théâtre antique, le cloître de Saint-Trophime, et la campagne environnante sur les traces de Vincent Van Gogh évidemment…

Cloître Saint Trophime Arles – crédit photo : http://bit.ly/TSPHw9

Séjour frissons en Ecosse : visitez les châteaux hantés !

Vous souhaitez visiter l’Ecosse mais de manière différente ? Les histoires d’esprits et les légendes occultes vous font frissonner de plaisir ou de terreur ? Alors suivez-nous sur la route des châteaux hantés d’Ecosse…

  1. Skaill House: une demeure seigneuriale austère du XVIIe siècle située sur l’archipel des Orcades près de Skara Brae (le site préhistorique le plus extraordinaire de la région, comprenant un village néolithique). Les fantômes y sont particulièrement actifs puisqu’ils parviennent à terrifier les chiens, à faire entendre leurs pas dans des pièces vides et à s’asseoir près des hôtes lorsqu’ils sont couchés dans leur lit (personnellement, je préfère éviter ce type d’endroit, et vous ?).

    Skaill House – crédit photo : http://bit.ly/RjIKkQ

  2. Delgatie Castle : situé près de Turiff dans l’Aberdeenshire, ce château voit ses origines remonter à l’année 1030 ! La plus grande partie du bâtiment date toutefois des années 1570… Ici, l’on parle d’un fantôme aux cheveux rouges qui hanterait les couloirs du château (sans doute un certain Alexandre Hay, vu pendant la Seconde Guerre mondiale).

    Delgatie Castle – crédit photo : http://bit.ly/OMyEWR

  3. Glamis Castle dans l’Angus : il s’agit là de l’un des plus célèbres châteaux de toute l’Ecosse… En effet, la reine mère y a grandi et la princesse Margaret y est née. On lui associe surtout la figure historique de Lady Glamis qui fut accusée de sorcellerie à la mort de son époux le Lord John de Glamis. En prison, elle perdit la vue puis fut brûlée vive devant le château d’Edimbourg, avant de devenir la fameuse « dame grise » qui hante le château – et surtout la chapelle de Glamis Castle. Elle est accompagnée d’un homme énorme et barbu, Earl Beardie, qui a un jour joué aux cartes avec le diable et a perdu la partie…

    Glamis Castle – crédit photo : http://bit.ly/NlAixh

  4. Culzean Castle et son fantôme de joueur de cornemuse : sur la falaise d’Ayrshire, ce château au parc boisé et aux allées fleuries appartenait autrefois à une grande famille écossaise, les Kennedy. Construit à partir du 12e siècle puis réaménagé en 1771, cette forteresse du Clan Kennedy accueille depuis déjà fort longtemps le fantôme d’un joueur de cornemuse, qui aime jouer quelques airs dans l’enceinte du château ou pour célébrer les mariages au sein du clan Kennedy. Il serait aussi accompagné d’une femme habillée d’une robe boule, vue en 1972. Quatre ans plus tard, des touristes voient apparaître une forme vaporeuse dans un escalier du château.

    Culzean Castle – crédit photo : http://bit.ly/QbbmIZ

  5. Drumlanrig Castle : Près de Dumfries, c’est le siège historique de la famille du dixième duc de Buccleuch et Queensberry. Construit au 17e siècle, ce château abrite aujourd’hui une très belle collection de tableaux dont un Holbein, un Léonard de Vinci, un Rembrandt mais aussi… le spectre d’un grand singe jaune si l’on en croit la légende!

    Drumlanrig Castle – crédit photo : http://bit.ly/RwS7PZ

  6. House of the Binns – que l’on appelle plus couramment The Binns – est une sorte de manoirdatant du 17e siècle à proximité de Linlithgow. Cette demeure est connue pour avoir été le lieu d’une partie de cartes entre le propriétaire du manoir, le Général Tam Dalyell of the Binns (ou Tam o’ the Binns) et un hôte particulièrement indésirable : le Diable en personne ! Aujourd’hui, les touristes peuvent encore voir la fameuse table sur laquelle se déroula cette satanique partie de cartes…

    House of the Binns – crédit photo : http://bit.ly/QATKut

  7. Palais de Falkland: il s’agit d’un ancien palais des rois d’Ecosse situé à Falkland dans la région du Fife. Sinistre demeure qui vit le duc d’Albany Robert Stuart y faire emprisonner en 1402 son neveu David Stuart duc de Rothesay (fils aîné de Robert III d’Ecosse) en le laissant mourir de faim à 23 ans. Ce château est surtout connu aujourd’hui pour y abriter une mystérieuse dame blanche…

    Palais de Falkland – crédit photo : http://bit.ly/OISGBt

  8. Fyvie Castle : sur les rives de l’Ythan, c’est l’un des plus beaux exemples d’architecture baronniale écossaise (ses origines remontent XIIIe siècle). C’est en 1920 qu’apparaît le premier fantôme : une dame verte. Pourquoi seulement à cette époque ? Car le propriétaire du château souhaitait restaurer un mur qui commençait à se couvrir de moisissure : en le réparant, les ouvriers découvrirent le squelette d’une femme derrière les briques. Le propriétaire pensa donc bien faire en offrant à ce corps une sépulture digne de ce nom. Or, de nombreux phénomènes inexpliqués eurent lieu. Le propriétaire décida donc de remettre le corps de la femme à sa place… et les apparitions s’arrêtèrent net. Il n’est pas toujours aisé de bien comprendre les fantômes en Ecosse!

    Fyvie Castle – crédit photo : http://bit.ly/Mhki3d

Séjour en Alsace : visiter Colmar et la Petite Venise

Cette semaine, l’été nous attire en Alsace et plus précisément à Colmar, la troisième ville de la région après Strasbourg et Mulhouse. C’est au cœur du vignoble alsacien et à proximité du piémont vosgien que nous prenons plaisir à flâner dans ce pays propice à la création de grands crus (le vin d’Alsace étant l’un des plus prisés dans toute l’Europe).

Colmar – crédit photo : http://bit.ly/QEBqTA

Cette région très touristique abrite de nombreux musées vraiment intéressants (dont le merveilleux musée des beaux-arts d’Unterlinden qui présente le non moins célèbre retable d’Issenheim du peintre Matthias Grünewald, 1512-1516). Cette ville culturelle, berceau des artistes Auguste Bartholdi (créateur, entre autres, de la statue de la Liberté) et de l’illustrateur Hansi (Jean-Jacques Waltz), possède un patrimoine architectural hors du commun : vous prendrez plaisir à découvrir l’architecture locale à travers la maison Pfister, ses superbes colombages et ses peintures murales, l’ancienne douane Koïfhus, le corps de garde ou encore la maison Adolph sur la place de la Cathédrale. Les férus de bâtiments religieux apprécieront ces sites remarquables comme la collégiale Saint-Martin au style gothique, l’église protestante de Saint-Matthieu ou le couvent des Dominicains (lié au Musée d’Unterlinden). La Renaissance s’impose aussi à Colmar à travers la célèbre Maison des Têtes (avec sa façade couverte de grotesques) ou la cour d’appel.

Retable d’Issenheim – crédit photo : http://bit.ly/Pze6zl

Quelques-uns de ces prestigieux bâtiments sont à découvrir au cœur de la Petite Venise – le quartier maraîcher de la Krutenau (faubourg sud de Colmar). Pourquoi « Petite Venise » ? Parce que les maisons (à toits à haut pignon) sont alignées de part et d’autre de la rivière Lauch… Ce quartier est aussi célèbre pour ses maisons de tanneurs et ses anciennes poissonneries.

Colmar, Petite Venise – crédit photo : http://bit.ly/Rs3dpt

Si vous passez quelque temps à Colmar, vous aurez peut-être la chance de participer à l’un des festivals organisés par la ville, tout au long de l’année : au printemps, nous aimons particulièrement le festival de rue, les Musicales (musique de chambre) ; en été, le Festival international de Colmar, le festival Natala et le festival d’orgue; en automne, le festival de jazz et le festival du film « 7 jours pour le 7e art » (sans oublier les nombreux salons très divers qui ont lieu toute l’année).

Sur le pont d’Avignon, l’on y danse, l’on y danse !

Vous prévoyez un séjour en région Provence Alpes Côtes d’Azur du côté d’Avignon dans le Vaucluse ? Une chance, vous pourrez découvrir une superbe curiosité historique : le fameux pont d’Avignon – ou Pont Saint-Bénézet – que célèbrent tant d’enfants en chantant cette ritournelle :

Sur le pont d’Avignon,
L’on y danse, l’on y danse
Sur le pont d’Avignon
L’on y danse tous en rond
Les beaux messieurs font comm’ ça
Et puis encore comm’ ça
Sur le pont d’Avignon
L’on y danse, l’on y danse
Sur le pont d’Avignon
L’on y danse tous en rond
Les bell’ dames font comm’ ça
Et puis encore comm’ ça

Le Pont-Bénézet et le Palais des Papes à Avignon

C’est cette petite chanson populaire qui a rendu célèbre le pont Saint-Bénézet dans l’histoire du folklore des régions françaises au XVe siècle. Construit plus tôt, de 1177 à 1185 sur le Rhône, ce pont possède curieusement deux chapelles : Saint-Bénézet et Saint-Nicolas. L’histoire de ce pont repose donc prioritairement sur la légende de Saint Bénézet, un jeune berger qui reçut un jour ce message de Dieu : « Bénézet, prend ta houlette et descends jusqu’en Avignon, la capitale du bord de l’eau : tu parleras aux habitants et tu leur diras qu’il faut construire un pont ». Ridiculisé par les Avignonnais, le jeune garçon a cependant pu soulever un immense bloc de pierre, créant ainsi par intervention divine, le début du pont d’Avignon, un pont utile aux autorités religieuses et épiscopales (bien avant l’édification du Palais des Papes fondé en 1335)… En 1185, le pont mesurait 915 mètres et comportait 22 arches. Aujourd’hui, il n’en reste plus que quatre ! La cause d’une telle dégradation ? Le siège de la ville en 1226 et surtout les fortes crues du Rhône, dès 1603 qui emportent petit à petit plusieurs arches en 1605, 1633 et 1669 : le pont est alors comme on le connait aujourd’hui.

Malgré toutes ces péripéties, le pont d’Avignon est un véritable symbole depuis son origine : il est l’emblème de la ville et a été reproduit plusieurs fois dans des œuvres d’art de James Carroll Beckwith, Paul Signac, Adrian Stokes, etc.

Paul Signac – Le Palais des Papes à Avignon